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Le Funambule

Michel Bret et Marie-Hélène Tramus

Installation comportementale interactive

2002

 

Présentation  :photo de Michel Bret

« Michel Bret et Marie-Hélène Tramus travaillent actuellement sur un dispositif utilisant les réseaux neuronaux pour animer une funambule virtuelle. Le dispositif propose au spectateur de devenir, pour quelques instants, lui aussi, et sans grand risque, un funambule.
L’image de la funambule, projetée sur un écran de 2 mètres de haut, fait face au spectateur qui est invité à avancer ou reculer sur une ligne blanche tracée au sol, en tenant un balancier équipé d’un capteur de mouvement dans les mains. Ce capteur transmet à l’ordinateur des informations de position et d’orientation interprétées en temps réel comme des forces agissant sur l’acteur dynamique de synthèse contrôlé par des réseaux neuronaux.

La funambule n’est pas une copie du spectateur mais un être artificiel sensible aux mouvements de ce dernier. Si le spectateur cherche à déséquilibrer la funambule, celle-ci tente de retrouver son équilibre en développant, en temps réel, des stratégies autonomes qui sont le résultat d’un apprentissage préalable.
En clair, elle apprend elle-même à se rééquilibrer sans que l’on sache exactement comment elle s’y est prise. Le face à face entre les deux « acteurs » s’élabore alors autour d’un jeu d’équilibre-déséquilibre. Plus qu’une simple boucle rétroactive, ce système constitue un être artificiel, certes très élémentaire, mais qui montre certaines propriétés du vivant.

Par exemple la notion de généralisation , propre aux réseaux neuronaux, lui confère une richesse potentiellement illimitée de réactions non apprises et cependant adaptées. Son intelligence apparaît comme une propriété émergente des interactions entre ses éléments (des neurones artificiels), les informations qu’il capte de son environnement, et sa structure (simulation d’un corps humain muni de certains comportements). [...]

De l’interaction entre [le spectateur] et l’être artificiel doué d’une certaine autonomie et d’une certaine capacité d’invention gestuelle, émerge une situation artistique inédite proche d’une situation réelle et imprévisible, suscitant l’improvisation, l’invention, l’imagination, la surprise. »

Extrait de Marie-Hélène Tramus, Michel Bret, Edmond Couchot, La seconde interactivité.
Vers de nouvelles pratiques artistiques, inédit en français


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Diffusion au Festival 1er Contact 2002 - 28.3 ko Diffusion au Festival 1er Contact 2002

Vidéo
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