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Hyper réalisme et réalité virtuelle
10 ans de recherche
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Michel Bret |
de développement
Michel Bret a 56 ans et est professeur à
l'ATI - Université Paru VIII
De formation scientifique et peintre, rien ne prédestinait
Michel Bret à l’image de synthèse. Tout commence en 1975,
lors de sa rencontre avec le groupe Art et Informatique de l’Université Paris VIII
alors installée à Vincennes. • » Pour aller au resto-U,
je passais tous les jours devant leur
laboratoire. Ce petit espace clos avec ses
machines me fascinait C’était un département informatique tout à fait
original, monté par des poètes, des
linguistes, des musiciens, des plasticiens et une toute petite minorité d’informaticiens. Je me suis alors intégré
à ce
groupe, j’ai appris la programmation et très rapidement j’ai réalisé des images de
synthèse. On travaillait à l’époque sur des machines ridicules,
jdés micros 8 bits. C’était vraiment
la préhistoire de la micro informatique, jfune calculette de poche actuelle est
plus puissante ! «
En 1984, il co-fonde l’ATI (Art et Technologies de l’Image), avec notamment
Edmond Couchot et Hervé Huitric, dans cette même
Université, à Saint-Denis. C’est là qu’il crée le logiciel Anyflo, décliné en
Ikolight sur PC, en Ikograph sur Silicon Graphics, et en Open
Design sur Sun Microsystems. « J’ai
ressenti le besoin de créer mon propre
logiciel pour ne plus être limité artistiquement par les présupposées
techniques. Mes logiciels proposent
un langage et non une solution fermée : je donne à l’utilisateur les moyens de
construire ses outils, de les
personnalisés. Evidemment cela
suppose des connaissances techniques, mais quel gain de liberté !
« Michel Bret a réalisé une vingtaine de films
»en images de synthèse dont Automappe en 89 qui a obtenu le Grand Prix de
la critique à Imagina, Ploum Ploum Tralala en 92,
Betezeparticules en 94, Cahin Caha en 96 qui a reçu le Prix Scam à Imagina et
le Prix Art au Computer Animation de Genève, Mystère et
boule de gomme en 97. Après avoir longtemps étudié les objets comportementaux,
il s’intéresse plus particulièrement aujourd’hui aux
réseaux neuronaux et aux algorithmes génétiques appliqués à la création artistique.’4 Mes images restent
de purs fantasmes. Je veux simplement créer quelque chose qui permette aux gens
de rêver…
In Pixel numéro 41,
septembre 1998.
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